L’EGYPTE ET LA FRANC-MAÇONNERIE

 

Depuis la Renaissance, l’Egypte apparaît dans l’imaginaire occidental comme le berceau des initiations. Aussi dès le XVIIIème siècle, on fait un parallèle entre les cultes à mystères de l’Antiquité et les cérémonies secrètes de la Franc-Maçonnerie.

Cagliostro baptisera le système maçonnique qu’il constitue dans les années 1780 : « Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne ». Ce n’est cependant qu’au début du XIXème siècle, dans le sillage de l’expédition d’Egypte, que l’égyptomanie maçonnique bat son plein.

En 1807, dans « La Franche- Maçonnerie rendue à sa véritable origine », Alexandre Lenoir explique les sept grades du Rite Français à la lumière de la religion des anciens égyptiens, présentée comme la religion naturelle de l’humanité primordiale. C’est à cette époque qu’apparaissent des rites maçonniques qui se revendiqueront héritiers des initiations de l’Egypte ancienne, les Rites Egyptiens. L’archéologue Alexandre Dumège fonde ainsi le Rite de la « Souveraine Pyramide des Amis du Désert » et la loge parisienne « Les Frères Artistes » érige l’« Ordre Sacré des Sophisiens » qui se veut un réveil des mystères sacré isiaques. Cees deux petits rites ne vivront que queelques années et il faut attendre l’apparition de l’« Ordre Maçonnique de Misraïm ou d’Egypte » - Misraïm signifie Egypte en hébreux – pour qu’un rite « égyptien » prenne une certaine ampleur et se pérennise dans le paysage maçonnique.

 

Le Musée
de la
Franc-Maçonnerie

à Paris
(16 rue Cadet)
présente une très riche collection
d'oeuvres maçonniques.

Avec l'aimable autorisation de
son conservateur, nous en avons
sélectionnés, quelques unes
qui sont tout à fait significatives
quant à cette influence de l'égyptomanie.

BONNE DECOUVERTE

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